Nous sommes à Melbourne depuis deux jours maintenant. Nous nous sommes installés dans un camping à environ 10 kms du centre ville. Un bus nous prend devant le camping et nous dépose en plein coeur de la ville.
Il existe apparemment une vieille rivalité entre Melbourne et Sydney, bien qu'il soit fort improbable que quiconque puisse dire qu'il en aime une et pas l'autre. En ce qui me concerne je serais tenté de dire que si j'ai ressenti sydney comme une ville à voir,j'ai plus ressenti Melbourne comme une ville à vivre. Melbourne n'est pas de celles qui dévoilent leurs charmes au premier coup d'oeil, il faut arpenter ses petites ruelles coincées au milieu des grandes avenues, qui regorgent de petits bars et de restaurants, flaner vers le Queen Victoria Market qui, le mercredi soir se transforme en une sorte de marché aux puces où vendeurs de fringues et restos rapides se cotoient, le tout sur les rythmes entrainant des groupes locaux venus jouer leurs meilleurs airs. Bref une sorte de vie parralèle où l'on peut cotoyer en même temps jeunes punks destroy et yuppies tout droit sorti de la tour des bureaux de ernst & young.
Pour en revenir au Queen Victoria Market, il est arrivé une chose étrange. Devant un de ces petits vendeurs de bouffe, nous avons rencontré une australienne, Ruth, avec qui, Steeve et moi, nous avions voyagé de Delhi jusqu'à Agra au Taj Mahal en Inde. Le monde est petit n'est ce pas ? Je pense que sa surprise fût à la hauteur de la mienne.
Passant par une grande ville, nous profitons de l'occasion pour visiter les bureaux de Qantas, compagnie nationale Australienne, pour booker quelques billets d'avion pour la suite de notre voyage. La personne qui s'occupe de nous s'appele Toni et s'avère être d'une gentillesse et d'une amabilité toute australienne. Et oui les Australiens sont en géneral très souriant et très avenant. Des britanniques en quelque sorte, le flegme en moins, l'exubérance en plus.
Bref, nous quitterons Adelaide pour Hobart, en Tasmanie (Tassie pour les intimes) où nous avons avons reservé un campervan que nous avons grâce à une erreur de quotation de l'intelocuteur de chez britz et l'acharnement de notre charmante agent de voyage payer le tarif normalement reservé aux résidents australiens, une économie substantielle de près de 150 euros.